FAQ

LES VRAIES RÉPONSES AUX QUESTIONS LES PLUS POSÉES SUR L'IMPRIMERIE ET LE PAPIER
imprimerie RSE

En d’autres termes, est-ce que le papier est responsable de la déforestation ? Absolument pas. La déforestation est le résultat d’une agriculture intensive et de l’urbanisation. Pour créer de la pâte à papier, les professionnels utilisent du bois issu de coupes d’éclaircies qui servent à entretenir les forêts et des déchets de scierie. Ces coupes sont réalisées dans le respect de la forêt et sont strictement encadrées et contrôlées. C’est un peu comme lorsque vous coupez vos haies ou taillez vos arbustes régulièrement.

On ne coupera jamais des arbres en forêt pour en faire du papier. Lorsque l’utilisation du bois est nécessaire, la sylviculture (culture d’arbres) est là pour fournir la matière première pour fabriquer la pâte à bois. Mais dans ce cas, ce sont des champs d’arbres qui sont plantés puis, une fois utilisés pour différentes industries, les arbres sont replantés*. De la même façon que lorsque l’on plante du maïs et qu’on le récolte à la fin de la saison. Et pour les arbres, cela a un impact positif sur le climat du fait de l’absorption de CO2 par ces jeunes plants. 

Tout est strictement contrôlé, et la preuve, c’est que les forêts européennes ne cessent de progresser. Comme l’indique les données de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, 2005-2020), entre 2005 et 2020, la surface des forêts européennes a augmenté de 58 000 kilomètres carrés – ce qui représente une superficie supérieure à celle de la Suisse. La superficie de la forêt européenne n’a jamais été aussi vaste. 

Si vous vous posez la question du bois pour le papier, posez-la vous également pour les granulés de bois de chauffage, les meubles que vous achetez, les chalets éco-construits… La filière bois est l’une des plus responsables, et d’ailleurs, 93% de l’eau utilisée par l’industrie papetière européenne est restituée à l’environnement après avoir été traitée (source CEPI 2021 et Two Sides France).

Il faut aussi savoir que beaucoup de papiers sont fabriqués à partir de papiers recyclés (il se recycle jusqu’à sept fois), d’éléments naturels (le coton, des plantes annuelles ou la laine par exemple), ou encore avec des déchets post-consommation (fruits, oléagineux, café…). On en parle beaucoup sur notre blog.

* Sachez que 74% du bois utilisé dans la fabrication de la pâte à papier provient des coupes d’éclaircies (coupes d’entretien) et 26% provient des chutes des activités de scierie (construction, ameublement…) – source Copacel / Insee.

Oh que oui ! Il se recycle même jusqu’à sept fois ! En plus d’être recyclable, le papier est compostable et biodégradable. Et c’est ce qui en fait un support de communication responsable (et formidable). Par contre, pour qu’un papier soit vertueux et puisse se recycler facilement, certains embellissements sont à proscrire (vernis paillettes, pelliculage non acrylique…) et c’est aussi là que nos équipes interviennent pour vous aider à éco-concevoir vos documents… et vous aider à remplir automatiquement vos déclarations Citeo…

Pas forcément curieusement. Car pour fabriquer du papier recyclé il faut de la pâte à papier recyclée qui, parfois, n’est pas issue des circuits courts et peut venir de l’autre bout du monde. Dans ce cas, autant choisir un papier français fabriqué avec de la pâte vierge française (certifiée bien sûr). Et comme l’indique si bien Two Sides France, « les fibres vierges provenant de forêts gérées durablement sont nécessaires pour maintenir le cycle du papier. Sans l’apport de nouvelles fibres, le cycle du papier ne peut pas se poursuivre. »
Le taux de recyclage était de 79% en 2019 ce qui fait du papier un support vertueux (COPACEL, Statistiques annuelles, 2019).

C’est là que cela devient amusant. L’industrie papetière a fait de réels efforts pour proposer des papiers 100% recyclés d’une blancheur éclatante ! Tout dépend de la qualité de pâte recyclée utilisée. Lors du recyclage des papiers graphiques, un tri est effectué et les chutes de production vierges (= rognures blanches, dans le jargon) permettent de produire du papier recyclé d’une blancheur absolue sans agents blanchissants. Certains sont même plus blancs que neige ! Mais nos clients n’y croient pas toujours… surtout ceux qui veulent mettre en avant le côté responsable de leur communication avec un papier dont la nature recyclée doit se voir. Ce qui nous amène à la question suivante…

Mais TOUS les papiers sont écologiques ! Malheureusement, l’industrie papetière est confrontée au greenwashing de puissants lobbys ainsi qu’à l’ignorance de la population, et on a donc du mal parfois à crier cette vérité. Comme l’indique le site web lepapier.fr, « issus d’une fibre naturelle, renouvelable, recyclable et largement recyclée, les papiers et cartons sont des matériaux écologiques ! » 

Le papier se trouve être le seul support de communication vraiment responsable, et son empreinte carbone est nettement meilleure que celle du digital. Rappelons que la pollution numérique dépasse de loin la pollution aérienne mondiale, comme le dit Laurie Marrault, chercheuse à l’EHESP « le numérique produit 3.5% des gaz à effet de serre (GES) de la planète quand le trafic aérien (en temps normal, avant le Covid) n’en génère que 2%.»

Pour en savoir plus, consultez ici le fascicule très bien réalisé par Two Sides France sur les Mythes et Réalités concernant le papier.

Dans notre jargon, le papier upcyclé est un papier fabriqué à partir de pâte à papier vierge (toujours un peu pour lui donner du corps), de pâte à papier recyclée et de matériaux ayant déjà servis dans un autre secteur (textile, agroalimentaire). Donc il s’agit d’une sorte de papier super écologique pour faire simple, dans une logique d’économie circulaire de récupération de déchets. Ainsi, nous mettons beaucoup en avant ce type de papiers sur notre blog car nous pensons qu’ils permettent aux marques avec lesquelles nous travaillons de légitimer l’usage du papier dans leur communication qui se veut RSE, mais aussi de faire prendre conscience à l’utilisateur final que le papier est un moyen de communication extrêmement innovant et vertueux. 

À chaque famille de papiers correspond un usage. Pour les contrats, on privilégie les papiers autocopiants, qui permettent le transfert mécanique d’un feuillet sur l’autre de vos signatures et autres informations. Pour flatter les couleurs de vos images et photos, on choisira un papier couché, communément appelé « glacé ». Pour un bon confort de lecture de textes ou de pages d’écriture, le papier offset (=mat légèrement poreux) sera idéal. Pour des effets de superpositions, choisissez un calque. Pour un effet « waouh », les papiers métalliques, nacrés, ou avec inclusions, ont un rendu plus spectaculaire. Il existe dans certaines gammes différentes blancheurs à ajuster selon le rendu souhaité et nous avons un large spectre de superbes papiers de création avec de très belles couleurs qui vont des teintes les plus subtiles aux plus affirmées. Evidemment les coûts d’approvisionnement varient selon la technicité de fabrication, mais l’impact visuel et tactile aussi. Chez Grafik Plus, même nos papiers les plus simples sont de qualité. Pas de papier chinois dans nos stocks, si vous voyez ce que l’on veut dire…

Il existe en effet des centaines de papiers différents, pour tous les usages et tous les produits. Apprendre à les connaître et bien les utiliser mettra votre travail créatif en valeur. N’hésitez pas à nous solliciter pour venir découvrir et manipuler nos nuanciers.

Chez Grafik Plus nous choisissons nos fournisseurs avec beaucoup de rigueur. Et nous privilégions (et conseillons) en priorité des papiers fabriqués en France, même s’il ne reste plus beaucoup d’usines. Dans le cas où les papiers français ne sont pas adaptés à la demande de nos clients, notre choix se porte alors uniquement sur des papiers fabriqués en Europe (Belgique, Italie, Allemagne notamment). Ils sont bien évidemment tous certifiés PEFC et/ou FSC, ce qui permet de garantir leur traçabilité. 

Les deux certifications, PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes) et FSC (Forest Stewardship Council) se valent et sont deux ONGs qui ont pour but de déterminer la traçabilité, l’origine du papier afin de s’assurer que le bois utilisé provient bien d’un processus de gestion durable des forêts. C’est l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement et de distribution qui doit détenir la certification, et donc c’est une façon de protéger justement les forêts. Il n’y a pas de réelle différence entre les deux. Dans tous les cas, le bois utilisé est tracé. 

Cela sert à légitimer l’imprimeur dans ses actions envers l’environnement mais les différents labels ont des spectres d’action qui varient. Imprim’Vert permettra de prouver que l’imprimerie Grafik Plus n’utilise pas de produits chimiques dangereux pour l’environnement, régule sa consommation énergétique et fait traiter ses déchets de production, et plus généralement réduit ses impacts environnementaux liés à la production, tandis que Print’Ethic, label RSE sectoriel, évalue la stratégie responsable de l’entreprise et a une vocation plus large en incluant des considérations comme l’ancrage territorial, le bien-être des salariés et l’innovation. Rexcelys est le label RSE de France Qualité, adapté aux PME. L’auto-évaluation accompagnée qui amorce la démarche nous a aidé à comprendre les enjeux d’une analyse extra-financière et concrétiser notre vision pour l’avenir. 

Non, les encres que nous utilisons sur nos presses offset sont des encres végétales et celles utilisées sur nos presses numériques sont désencrables afin de faciliter le recyclage du papier. Nous sélectionnons également pour certains clients et projets spécifiques des encres spéciales lorsqu’il y a contact alimentaire ou si le support papier est destiné aux jeunes enfants. En d’autres termes, si quelqu’un décide de manger le papier avec cette encre spéciale, cela ne sera pas très goûteux, mais il ne risquera rien du tout ! 

Ces enseignes pratiquent ce que l’on appelle le « greenwashing » : elles communiquent auprès de leurs clients en mettant une grosse couche « de vert » avec des messages mensongers pour économiser sur leurs budgets de communication et de marketing. Cela les arrange de décrier le papier en jouant sur le manque d’information de la population (elles en ont parfaitement conscience) afin de réaliser des économies. Car utiliser du papier dans une stratégie de com’ c’est plus cher (mais plus efficace pourtant) que le digital. Il faut dire aussi qu’avec le digital, il est plus dur de comparer les prix d’une semaine à l’autre et plus facile de collecter de nombreuses informations sur votre consommation pour vous fidéliser (=objectivement, c’est vous le produit). En outre, certains transfèrent les coûts sur le consommateur. Vous avez remarqué que vous devez de plus en plus imprimer vous-mêmes certaines de vos factures ? croyez-nous ce n’est pas pour sauver l’environnement !

Comme la population ne maîtrise pas très bien le sujet, certains (comme un grand distributeur de livres d’occasion dont nous tairons le nom) jouent sur le fait qu’ils « sauve(nt) des arbres », donc lorsque vous achetez leurs livres d’occasion, vous sauvez ainsi la planète grâce à eux. Des associations telles que Two Sides France et Culture Papier se battent pour lutter contre ces idées reçues, ces fake news et ce greenwashing mais ce n’est pas facile lorsque vous avez des lobbys puissants en face de vous…

De plus, les supermarchés sont en 2023 dans l’obligation légale de ne plus produire de documents non adressés. Donc cela n’a rien à voir avec leur politique soit-disant vertueuse, ils sont tout simplement obligés de se conformer à la loi. Mais nos politiques ne sont pas plus fiables car cette loi prouve qu’eux non plus ne maîtrisent pas le sujet et sont influencés par des lobbyistes. D’ailleurs, comment les nouveaux petits commerces de proximité se feront dorénavant connaître sans les prospectus en boîtes aux lettres ? Le bon sens n’est pas toujours présent chez ceux qui font les lois, bien loin des préoccupations quotidiennes des entreprises…

À contre-courant des grands magasins qui continuent à utiliser le catalogue papier pour communiquer auprès de leur clientèle car ils constatent l’efficacité indéniable et prouvée de ce support !

À travers nos différentes réponses, nous avons montré que le digital est un support de com’ qui est loin d’être aussi vertueux que le papier. On voit souvent des petites mentions en bas d’un email de type « Pour sauver l’environnement, n’imprimez pas cet email », auquel nous répliquons dans notre propre signature d’email « Pour sauver l’environnement, n’abusez pas des emails », surtout lorsque l’on sait que d’après l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), les échanges d’emails entre 100 salariés sur un an représentent l’équivalent de 13 allers-retours Paris-New-York ! Mais il faut être lucide, nous utilisons tous le digital au quotidien : c’est pratique et rapide et c’est, honnêtement, un bon complément au print. Nous n’allons certainement pas le dénigrer, contrairement aux détracteurs du papier : agences strictement digitales ou prestataires pure player de catalogues en ligne (ce que nous proposons aussi) qui ont tout intérêt à tenir ce genre de discours.
Au contraire, lorsque ces différents canaux sont bien utilisés, ils sont très complémentaires et permettent de créer un vrai engagement autour d’une marque. D’ailleurs, de nombreuses marques digital natives (nées sur Internet) ont recours au papier pour communiquer, notamment dans leur expérience d’unboxing. Cela s’appelle le marketing mix.
Ce qui nous amuse beaucoup par contre, ce sont les discours de personnes qui condamnent le papier car soit-disant mauvais pour la planète mais qui passent leurs soirées à regarder des vidéos en streaming et à vanter les bénéfices des constructions en bois…

Il y a de très nombreuses raisons de choisir le papier dans sa stratégie de communication. Déjà, on l’a vu, il s’agit d’un support responsable et recyclable. Ensuite, de nombreuses études ont démontré le rôle du papier pour la mémorisation d’un message. Ainsi, d’après une étude RAM Metrics 2021, il s’avère que le public a mémorisé 60% des publicités print auquel il a été confronté, car le message imprimé permet de mieux capter l’attention et le cerveau mémorise l’information. C’est un point important à ne pas négliger par les marques. Nous sommes envahis par les contenus digitaux (digital noise), on fait défiler sur notre téléphones des images sans aucune réelle valeur. Le papier confère aussi une forte légitimité à l’information véhiculée, contrairement aux réseaux sociaux qui sont les viviers des fake news. Les gens accordent de la crédibilité et ont confiance dans une publication imprimée. 

Enfin, le papier suscite de l’émotion. Il fait intervenir plusieurs sens comme la vue et le toucher (et parfois l’odeur) et c’est un plaisir de manipuler ce support, surtout lorsqu’il s’agit d’une brochure, d’un catalogue dont le contenu est intéressant et que l’on souhaitera conserver. Car le papier permet d’offrir des informations de qualité et il offre un formidable terrain de jeu avec les milliers de combinaisons de textures et de couleurs différentes possibles. Ainsi, il suffit de regarder les statistiques pour être convaincu : 9 personnes sur 10 se souviennent d’une marque après avoir reçu sa publicité en boite aux lettres (source : Katar 2019-2020), et les campagnes faisant appel aux magazines constatent une augmentation de 161% en acquisition clients (source : Magnetic Étude Bridging the long/short-term divide: The Role of Magazine Brands in the Digital Era). Tout est dit.